Le teillage, cette première transformation de la paille a pour but d’extraire les fibres des tiges rouies.

Les pailles sont déroulées et étalées sous forme d’une nappe. Le travail de l’opérateur est très important pour obtenir une nappe bien régulière puis les tiges passent dans un égaliseur pour être organisées en parallèles.

Lors de l’étirage, l’épaisseur de la nappe diminue progressivement par le passage entre des disques dentés. Les pailles sont ensuite broyées par des cylindres cannelés, à grosses dentures au début puis à fines dentures par la suite. Elles passent sous les cannelures des rouleaux, pour rendre le broyage plus efficace.

Lors de l’écangage, les fibres sont nettoyées par des tambours qui frottent les tiges à une vitesse proche de 200 tours/min. Cette vitesse est adaptée en fonction des caractéristiques de chaque lot de paille. L’opération est effectuée successivement du côté pied et du côté tête.

Les fibres courtes, ou étoupes, moins résistantes, sont récupérées par aspiration sous la teilleuse. Le restant des anas est décollé en même temps.

En bout de ligne, les opérateurs font un tri afin d’homogénéiser les lots. Le lin teillé, ou à fibres longues, est conditionné en balles ou en rouleaux d’environ 100 kg.

Ces fibres longues représentent 20 à 25 % de la plante. Un hectare de lin produit en moyenne entre 1 200 et 1 400 kg de lin teillé.

Les anas et les étoupes sont ensuite séparés par un secoueur.