Le peignage est la seconde transformation du lin. C’est la préparation du lin teillé pour pouvoir être filé. Les faisceaux de fibres vont être divisés et mis en parallèle.


On forme une nappe à partir du lin teillé qui doit être la plus régulière possible pour que le peignage soit réalisé dans de bonnes conditions.

Les peignes sont garnis d’aiguilles de plus en plus fines, et sont supportés par des tabliers rotatifs.

Les fibres passant dans les peignes, vont être divisées de plus en plus finement au cours de leur progression.

Le peignage des pieds est réalisé en premier, puis dans un deuxième temps, celui des têtes.

 

À la sortie de la peigneuse, une pince saisit et dépose les fibres de manière à ce qu’elles se chevauchent sur une étaleuse.

Des barres munies de pointes appelées gills permettent de maintenir les fibres parallèles, et de contrôler leur masse pendant qu’elles sont étirées par un rouleau en bois.

 

Un ruban de lin peigné, aussi appelés bumps, est ainsi formé puis pressé sur une longueur de six cents mètres à un kilomètre, selon les spécifications des clients, pour être conditionné et expédié vers les filatures.

Tout au long de cette transformation le lin fait l'objet d'un tracking qui permet au filateur de choisir son lin directement sur pieds et d'être ainsi sûr de la qualité fournie.